Le fait – l’Unité du monde – me plantait là, incapable d’en bien parler, à cause de son évidence. Je ne savais que répéter : «il y a un seul monde. Les choses extérieures n’existent que si tu jettes vers elles tout ce que tu portes en toi. Quant aux choses intérieures, tu ne les verras jamais bien, à moins que tu ne laisses entrer toutes celles du dehors.»
Passer de la lumière interne à celle du Soleil, ce n’était pas l’affaire des sens : un déclic suffisait, un très léger changement de point de vue – comme de tourner la tête d’un centième de cercle.
Jacques Lusseyran, Et la lumière fut

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